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OUT NOW ON HOLY RECORDS !
"Visionnaire" Fredman's
studio 1997 complete sessions
Re-issue Remasters 2005
Strictly limited to 1000 copies +
2 Bonus tracks and deluxe yellow Box
A must !!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Visionnaire
(Juin 1997)
- Future futile 5:37
- Bâtisseur de cathédrale 5:36
- Hypocondrium forces 5:42
- Le silence des grottes 4:55
- 2666 6:38
- La Dandy 7:37
- Hands of the puppeteers 6:18
- La rencontre révée 6:10
- Irrévérentieux 6:21
- Visionaire 9:06
Durée totale: 64:00
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Enregistré du 3 au 17 février
1997, jours & nuits, au studio Friedman, Goteborg, Suède.
Produit et Mixé par Fredrik Nordström, assisté
par Anders Fridén.
Cet album n'est pas un concept ou un quelconque
story board que ce soit. C'est le fruit de quarante cinq journées
d'écriture acharnée et systématique autour
de plusieurs thèmes glanés par nos inspirations
éparses et diverses. "Visionnaire" a été
souvent dépeint comme le voyage initiatique d'Alceste,
héros de Molière, misanthrope de la perfection,
à travers le temps dans un cosmos futuriste peuplé
de miasmes morbides. C'est une seconde époque qui s'ouvre
pour le misanthrope, projeté à son insu dans
une vie à partager après sa séparation
avec autrui. "La dernière pierre" ne fut
dressée que pour construire un édifice de paille
qui comme les châteaux de cartes sont vulnérables
aux effets du vent. Cet album narre notre vision d'une suite
improbable à l'immense oeuvre de Molière. Tels
ses disciples et au désanchantement de tous nous vous
annonçons notre retour. Celui des forces foudroyantes,
du métal hyponcondre.
"Future futile" est un cri de douleur,
l'effroi du malheur d'une vie terrestre à jamais râtée,
éternellement décalée. Une suite de journées
ou tout devient inhumanisme et égoïsme. C'est
une savante analyse sur la futilité du devenir de l'être.
Fidèle à son portrait, inutile mais réel
notre devenir est à l'image de nos vies. Ce texte est
l'ultime espoir d'une race en perdition tendant vers une fin
de siècle apocalyptique, d'une élite spirituelle
amoureuse du néant et des lendemains sans avenir. Une
fois de plus nous avons la preuve que tous les chemins de
croix ne mènent qu'à l'impasse.
"Bâtisseur de cathédrales" est un texte
métaphorique avec une passionnante portée et
une profondeur réelle. Nous sommes partis d'un petit
récit fantasmagorique écrit en forme de paraboles
pour en faire une oeuvre sur la perversion et la défaite
du bien. Tout y est animé par la création artistique
et l'immondice. Rivalité éternelle entre le
bien et le mal ou la force motrice de la mécanique
des mots s'articule autour de la frappe systématique
de marteleur des pleurs.
"Hypochondrium forces"
est le véritable hymne de Misanthrope avec son refrain
tout en symbole. C'est un texte simple et concis, véritable
table de la loi de la secte misanthropique, ou nos égos
et la pureté de notre engagement dans la misanthropie
est une fois de plus mise à l'épreuve. Alors
qui sommes nous ? Parfait acteur, misanthrope de la tromperie
ou détestables hyponcondres ? Même si l'incertitude
est or, nous ne pouvons tenter de vous rallier à notre
cause, tel le gourou à son assemblée. En ne
formant plus qu'un, notre utopiste vie d'harmonie serait plus
envisageable.
"Le silence des grottes",
texte autobiographique est totalement à part du reste
de l'album. C'est une épopée homérique
ou Alceste pénètre dans les entrailles d'une
grotte sans fin. A travers ces galeries telles les méandres
du théâtre du bizarre, il est confronté
à de nombreuses énigmes et interrogations. C'est
un interdit, un tabou brisé car l'entrée de
certains sites (comme "the grey orchard") ne peuvent
être pénétrés, voir bafoués
par l'impie, le néophyte. Le dépaysement de
ce lieu vous fait totalement oublier votre apartenance à
ce monde moderne et vous plonge vers quelque chose de pure
et fidèle aux puissances du passé.
"2666..." A jamais
rongé par le désespoir de ses envies suicidaires,
Alceste maître à penser d'une secte misanthropique
de dérision, personnage détourné à
l'oeuvre de Molière est projeté dans le temps
1000 années après sa création. Il nous
fait passer de 1666... théâtre bizarre à
2666... futile future. A jamais reclus dans sa courtoise retraite
au sommet des monts, notre utopiste vagabond fut à
son insu éjecté de son époque par un
préciseuse narcotique de fleur de lotus savamment élaborée
par le grand alchimiste de Louis XIV. C'est le voyage cosmique
d'Alceste parmi les humanistes. La seule chose qui soit sûre,
c'est qu'il en est désenchanté, et de l'univers
ne résonne plus que sa colère.
"La Dandy" fait
partie de la thématique sur l'érotisme et la
perversion sexuelle que l'on retrouve sur chacun de nos albums.
Après "childhood memories", "l'érotique
courtoise" et "courtisane syphilitique" ce
texte est le quatrième volet de la série. Porté
sur les gènes hermaphrodites de l'homme, les deux côtés
du sexe. C'est une ouverture impolie sur les plaisirs subtils
de défendu ou crasse, malaise, mort, immondice et écoeurement
viennent écorcher vos excitations les plus libertines.
On y oppose le dandysme à la saleté, on y étale
un indéniable encouragement à l'homosexualité.
On veut faire réagir l'auditeur en transformant tout
ce qui est mal et immoral en beauté des cataclysmes.
"Hands of the puppeters"
quand la machine remplacera l'homme est la base de
ce thème assez classique mais quand il est revisité
par Misanthrope, il nous offre de belles notions d'humanisme,
où la décadence technique mènera l'homme
à sa perte. Parfaitement en lien avec "visionnaire"
et "futile future", c'est encore un texte d'alerte
sur le devenir de l'homme. Ici l'automate est une sorte de
clone de soi-même, remplaçant autrui durant ses
corvées, ne le laissant lui-même que durant les
rares moments de plaisir. Notre personnalité à
venir se dédouble, allant jusqu'à renverser
les rôles ou l'automate devient l'homme, et l'être
ne devient plus que larve sans vie. C'est le problème
de notre société de loisirs à construire,
où l'oisiveté est unique avenir.
"La rencontre rêvée"
est une véritable histoire d'amour. Comme quoi ce mot
veut encore dire quelque chose et à sa place dans le
cloaque de demain. L'impossibilité et la distance laissent
place à l'imaginaire. C'est un très beau texte
inspiré et presque romantique. Un cri, un pleur, une
dépression... La véritable douleur d'un désespéré
face à cet amour impossible avec celle qu'il n'a même
pas rencontré. On retrouve une attraction hétérosexuelle
dans ce morceau ce qui nous laisse présager qu'il est
adressé d'un homme à une femme. Ce nouveau thème
devrait revenir à l'avenir.
"Irrévérencieux"
est le morceau le plus direct de l'album où toutes
les institutions sont bafouées. C'est un texte choc,
véritable blasphème à notre vie, à
nos éducations. Nihiliste, misanthrope de la destruction
à l'étendard noir et éphémère
se pavane en décadence ou l'irrévérence
est une sublime mélopée d'arrogance et de violence.
Le renversement des idéaux ne se fait pas en un titre
mais avec celui-ci bien du terrain a été défriché...
on avance.
"Visionnaire" tels
les gardiens de la connaissance nous offrons au monde notre
vision du devenir de l'homme, qui tels les rats au son de
la flûte enchantée, iront en masse se jeter du
haut des précipices. Ce titre est un véritable
creuset d'idées alliant tous les thèmes de l'album
en une chanson générique et symbolique. C'est
la concrétisation de notre savoir et de nos expériences.
Il est un peu osé, voir erroné de se proclamer
visionnaire. Mais notre analyse n'est pas si détachée
que de ce qui se passera réellement, où l'homme
finira muselé, déchu et parqué comme
une bête. Un monde de direction unilatérale où
seuls quelques élus feront régner l'ordre et
la discipline. Seul le temps et notre force destructrice le
confirmeront. Alors poètes atypiques ou sectes apocalyptiques,
que se cache-t-il derrière ces cinq hommes dressés
contre tous ? Peut-être quelques notes de musique, mais
sur celle-ci j'espère que nous aurons l'occasion d'y
revenir...
S.A.S. de L'Argilière
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